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dimanche 31 août 2008

vendredi 29 août 2008

Poétique de la ruine...

« L'effet de ces compositions, bonnes ou mauvaises, c'est de vous laisser dans une douce mélancolie. Nous attachons nos regards sur les débris d'un arc de triomphe, d'un portique, d'une pyramide, d'un temple, d'un palais, et nous revenons sur nous-mêmes. Nous anticipons sur les ravages du temps, et notre imagination disperse sur la terre les édifices mêmes que nous habitons. A l'instant, la solitude et le silence règnent autour de nous. Nous restons seuls de toute une génération qui n'est plus». Diderot
Photographie : Claude Benoit-Pequignet

La Porte Saint-Denis...

La porte St-Denis fait figure de manifeste. Elle témoigne de l'efficacité de principes architecturaux qui s'inspirent de l'enseignement des Anciens sans toutefois s'y asservir totalement. Blondel, son auteur, la fait d'ailleurs figurer dans son Cours d'architecture, publié en 1675, où il souligne sa théorie et sa pratique des proportions. A ses yeux, la principale beauté de la porte tient toutefois à ses proportions. L'ouvrage est d'abord aussi large que haut. Ses deux piles et son arche centrale font chacune le tiers de la largeur. La hauteur de la baie centrale est égale à deux fois la largeur. Toute une série d'autres rapports numériques simples unissent les hauteurs des piédestaux, des plinthes et de la corniche. Ils reflètent la croyance de Blondel dans le caractère naturel de la beauté qui naît des proportions.
Parmi ses derniers admirateurs, avant que le XXè siècle ne le cantonne définitivement aux seconds rôles de l'histoire de l'architecture, figure le Corbusier. La porte St-Denis apparaît en effet au début du chapitre consacré par ce dernier aux tracés régulateurs dans Vers une architecture. "De la naissance fatale de l'architecture. L'obligation de l'ordre. Le tracé régulateur est une assurance contre l'arbitraire. Il procure la satisfaction de l'esprit" écrit Le Corbusier au début de ce chapitre. Texte : La porte St-Denis - A. Picon
Restitution de l'ancienne porte Saint-Denis

mercredi 27 août 2008

Lisa Boyter...

Née en Ecosse, Lisa Boyter a commencer le travail de la céramique à Edimbourg. Elle s'installe en Australie en 1972. Elle produit aujourd'hui des pièces en porcelaine fine. De son dernier travail, elle dit "j'utilise la porcelaine pour ses qualités de solidité, sa transparence et sa pureté. C'est un matériaux qui exige un degré élevé de compétence technique et de la concentration, mais dans ce travail j'introduis l'aléatoire et la spontanéité. Ces pièces sont une exploration de la relation entre la lumière et la matière, l'intérieur et l'extérieur, la simplicité et le chaos."

lundi 25 août 2008

Wolfgang Laib...

Depuis plus de trente ans, cet homme doux comme un bonze, pose au sol des musées des carrés jaunes de pollen qui irradient. Il sculpte d'éphémères pierres de lait, il creuse dans l'espace des chambres de cire qui envahissent de leur odeur et invitent au repli, il fait monter au ciel des escaliers de laque noire. Rencontre du minéral et de l'organique, de l'inerte et du vivant...
"La vie n'est pas une question d'évolution. C'est une question d'essence, pas de devenir", résume-t-il pour contrecarrer ces historiens d'art qui voient le progrès comme nirvana ultime.
Le quasi-sexagénaire au corps fin vêtu de lin n'est pas là pour s'expliquer. Chacune de ses paroles sonne comme un haïku, qui laisse toutes les portes ouvertes. Pour le connaître vraiment, il faudrait le suivre lors de ses longues marches dans les prés, où il passe des semaines à récolter le pollen de noisetier dans le printemps allemand.
Il faudrait aussi savoir méditer à ses côtés dans son refuge en Inde. Il faudrait faire, comme il l'a fait toute sa vie, un décisif pas de côté.

Source : le monde

dimanche 24 août 2008

Un vaisseau taille XXL

Située à Atlanta, la maison du producteur Dallas Austin, conçue par Michael Czysz, rappelle les constructions d'Oscar Niemeyer. La résidence se compose de deux ellipses dans lesquelles les angles sont proscrits. Elle est posée sur une pièce d'eau, tel un vaisseau lunaire, et ceinturée d'un terrain boisé. Des hublots "trouent" la façade arrondie de crépi blanc, et certaines parties du toit, relevées comme la proue d'un navire amiral, font penser au terminal de la TWA construit par Eero Saarinen à l'aéroport John. E. Kennedy de New York.
Texte : AD - Georgia Dzurica

Odyssée Andalouse

C'est une demeure d'architecture mythique. Il y a trente ans, Emilio Ambasz conçoit une oeuvre d 'art qui ne sera réalisée qu'en 2004. Une oeuvre spirituelle, retraite au coeur de la Sierra Morena au nord de Seville. Éblouissante aile blanche posée sur un tapis herbeux. Les ombres hachurées des escaliers d'acier s'opposent au profil onduleux des balustrades sur le plâtre blanc des murs écrans. Partout, les angles contrastent avec les courbes, les creux avec les pleins, le paysage naturel avec les créations de l'homme. Le thème de l'eau, si précieuse dans l'aride province d'Andalousie, et présent dans les murs ondulants et les fosses, tout comme dans les lucarnes en forme de mares et de ruisseaux cascadant.
Texte : AD mars 2006 - Michel Webb

Oeuvre spirituelle - Emilio Ambasz

samedi 23 août 2008

vendredi 22 août 2008

Zen


" Que chaque chose suive son cours naturel,

de sorte que sa nature intrinsèque soit satisfaite."


Chuang Tzun

mercredi 20 août 2008

Installations...

Architecture de hasards 4 - 2002
Bois, papier huilé, fil nylon, baguettes de bambou
350 x 300 x 250 cm environ
Thierry Amarger
Artiste-plasticien.

mardi 19 août 2008

Chine... la révolution Propre...

La Chine est l’un des plus gros pollueurs de la planète. Et pourtant, un rapport du Groupe climat révèle qu’elle est en train de devenir un leader dans les énergies renouvelables. Aussi bien en termes d’investissements, de développement de nouvelles technologies vertes que de production d’énergies renouvelables, la Chine pourrait devenir une locomotive du développement durable. Vendredi, les premières conclusions d’un rapport du Groupe climat sont venues apporter un contrepoint inattendu aux images de pollution sur Pékin. Selon ce rapport, intitulé « La Chine lance une révolution propre », le pays aux 1,3 milliard d’habitants est le leader mondial de la production d’énergies renouvelables, et devrait bientôt dépasser les pays développés en terme d’innovations technologiques vertes.Bien que son économie dépende encore du charbon, la Chine est déjà le premier producteur d’équipements solaires photovoltaïques, et le deuxième producteur d’électricité photovoltaïque derrière le Japon. Les investissements chinois dans les énergies renouvelables (12 milliards de dollars en 2007) approchent en pourcentage du PIB ceux de l’Allemagne.
Photo : Réserve Naturelle du Panjin
Photo et texte : Source

Beijing...

Un système de toiture végétalisée pour le stade olympique national des JO de Pékin 2008
Cette imposante structure, surnommée « nid d'oiseau », est d'autant plus intéressante qu'elle est en passe de devenir un symbole des temps modernes de la Chine.
Avec sa structure enchevêtrée en béton et ses 91.000 places assises, le Stade Olympique de Pékin est sans aucun doute le plus gros projet actuellement en cours de réalisation en Chine. Conçu par Herzog & de Meuron et le China Architecture Design & Research Group, il est destiné à accueillir les cérémonies d'ouverture et de fermeture des Jeux, ainsi que les compétitions de football et d'athlétisme durant l'Olympiade. il sera ensuite le théâtre des grands événements sportifs et culturels de Pékin.
La première étape du chantier consiste à réaliser l'étanchéité des gradins, sous lesquels se trouvent des bureaux ainsi que des parkings. Dans un second temps, la pose d'une membrane d'étanchéité anti-racine permettra de mettre en œuvre une toiture végétalisée, le tout sur une surface de 25.000 m2.
En plein essor en Europe, les toitures végétalisées connaissent également un engouement certain en Chine, et ce, afin d'assurer un certain équilibre face à l'urbanisation galopante, qui empiète sur la nature et les espaces verts.
Info : batiweb

lundi 18 août 2008

Poème dédié au moine supérieur du temple Tung Lin

le torrent bruyant,
ton éloquence pénétrante,
les couleurs de la montagne,
ton corps pur de toute illusion
durant la nuit,
quatre-vingt mille versets zen plus tard,
comment évoquer cela à autrui ?


Estampe d'Hiroshige "Ohashi, averse soudaine à Atake"
Poème Zen - Moundarren

dimanche 17 août 2008

Marcio Kogan... Univers futuriste...

L'architecte Marcio Kogan crée un univers futuriste qui n'en finit pas d'étonner : nouveaux paradis, villégiatures insolites, folie higt-tech, tous vecteurs d'émotions.
Situé dans la région de Pétropolis dans la banlieu de Janeiro, la maison BR, imaginée comme une maison pilotis construite dans la nature.

samedi 16 août 2008

A propos de la Tour...

Regard, objet, symbole, la tour est tout ce que l’homme met en elle...
et ce tout est infini...
Spectacle regardé et regardant, édifice inutile et irremplaçable, monde familier et symbole héroïque, témoin d’un siècle et monument toujours neuf, objet inimitable et sans cesse reproduit, elle est le signe pur, ouvert à tous les temps, à toutes les images et à tous les sens, la métaphore sans frein.
A travers la tour, les hommes exercent cette grande fonction de l’imaginaire, qui est leur liberté, puisque aucune histoire , si sombre soit-elle, n’a jamais pu la leur enlever.
Roland Barthes, La Tour Eiffel, Delpire Éditeur, 1964

vendredi 15 août 2008

Sous le signe du Lotus...

Non loin de Tokyo, Kengo Kuma, l'un des chefs de file de l'architecture japonaise, a construit une maison de week-end, Lotus House, "faite de trous et d'eau". Masquant la construction, des dalles de travertin, fixées souplement à des chaînes, ressemblent aux cases blanches d'un échiquier. Entres elles, des espaces noirs et vides où s'engouffrent à la fois le vent et la lumière. La terrasse d'eau capte le soleil, projetant des feuilles de lotus, à travers des murs de verre hauts de plusieurs mètres.

On dirait un échiquier dont les partenaires de jeu sont la lumière et le vent...

Reportage : Roland Hagenberg - AD juin 2006

jeudi 14 août 2008

mercredi 13 août 2008

Slow Design...

"En deux mots le « Slow design » existe parce que notre mode de vie actuelle est basée sur deux notions : la rapidité et le profit. Un objet slow design est un objet qui nous ramène à des notions plus humaines, plus vraies, et qui nous fait réfléchir sur nous même et sur la manière dont nous vivons, la manière dont nous consommons. L’envie de dire stop ! Arrêtons-nous ! Ralentissons le processus et réfléchissons. Regardons d’où nous venons, ce que nous sommes et vers où nous allons. Quels sont nos buts, nos désirs, nos envies, comment pouvons-nous les vivre au quotidien ? Comment pouvons-nous mieux vivre "?
En photo : Objets de Kathlenn Hills - Matériaux récupérés

mardi 12 août 2008

Le Mur Végétal...

Le mur végétal est une approche novatrice de penser l’espace vert en ville. Il transforme l’idée de la ville, qui n’est plus seulement un espace minéral mais végétal. Réintroduire le végétal dans la ville. Cette idée de la diversité végétale en milieu urbain, donne une nouvelle perception de celui-ci. C'est un savant mélange entre la forme d’habiter et celle de jouir des végétaux…
Le mur végétal permet d’appréhender une nouvelle perception du "vert", et offre à tous et à tout instant, la possibilité de jouir de la richesse végétal, du symbole de jungle exhubérante ... sans avoir à rentrer dans un jardin qui demande du temps dans nos sociétés actuelles.
Le mur végétal s’offre à nous, il est vertical et plan à la fois. Il s’expose à nous comme un tableau.

Mur Végétal de Patrick Blanc - Musée du Quai Branly à Paris

lundi 11 août 2008

Jardin cubiste...

Le jardin cubiste de la villa de Noailles à Hyères s'avance comme une proue de navire à la pointe orientale de la villa. Il est l'oeuvre de Gabriel Guévrékian, chef d'agence de Mallet-Stevens, qui réalisa en même temps un autre jardin cubiste pour l'exposition des Arts Décoratifs de 1925.
Ce jardin minuscule axé sur un damier de mosaïques en pâte de verre et de végétation d'inspiration persane, avec ses carreaux de tulipes et ses orangers, s'appuyait sur une structure en maçonnerie.
A la pointe, alors bien dégagée, tournait sur son socle une sculpture en bronze de Jacques Lipchitz. Vite détérioré par les intempéries, il était déjà simplifié et planté d'agaves en 1933 et finit par disparaître. Il a été reconstitué en 1986.

vendredi 8 août 2008

Guerlain par Nils Udo

Lands Arts....

Balançoire en feuilles de robinier, Italie, 1992.
"Lorsque je revins, quelques temps après avoir pris les premières photos, un troupeau de moutons était passé par là. " Nils-Udo
Nourri de tradition allemande, l’artiste contemporain Nils-Udo intervient sur des espaces naturels. Ses sculptures végétales sont particulièrement vulnérables. Heureusement, l’outil photographique en garde une trace. Le lieu de la mise en scène a été repéré. Il s’agit d’une mare aux eaux dormantes où les arbres se reflètent. Avec la souplesse et le contrôle des doigts, la brindille de robinier a été effeuillée. Avec l’appareil, Nils-Udo a choisi un cadrage carré. Il a été capable d’attendre l’INSTANT privilégié, d’anticiper le MOMENT idéal où la lumière crée ce reflet-là, dans ces proportions-là, de prévoir l’absence de vent afin qu'il n’y ait pas d’onde sur le miroir de l’eau...
Image tirée du livre Nils-Udo l’art dans la nature, textes de l’artiste et de Hubert Besacier, Paris, Flammarion, 2002.

Robinier...

Le robinier ou faux-acacia est originaire d'Amérique du nord et fut introduit en France par Jean Robin botaniste du roi Henri IV qui le plante à Paris place Dauphine en 1600. Il est caractérisé par un fût mince et très élancé et un branchage irrégulier. Il peut vivre jusqu’à 300 ou 400 ans. Son écorce très rugueuse se crevasse en diagonales sinueuses est part en lambeaux. Ses rameaux rougeâtres, aux épines acérées groupées par paires, portent des feuilles pennées. Ses fleurs blanches et très parfumées, groupées en longues grappes pendantes apparaissent d’avril à juin. Les fruits forment des gousses sèches et longues de 5 à 10 cm contenant une dizaine de graines ovoïdes. A Paris les plus vieux spécimens sont toujours au jardin des plantes et au square St Julien Le Pauvre.

jeudi 7 août 2008

Poème zen

Ton reflet solitaire longe la berge du lac
à plusieurs reprises tu t'arrêtes près d'un arbre
nous nous sommes donné rendez-vous
au milieu des fumées et des nuées...
Moundarren

Photo : C. Benoit-Pequignet

Archi en Kit

"Touch"
Maison préfabriqué des architectes Finlandais - Mikko Heikkinen and Markku Komonen

Ce déroule actuellement au MoMa de New York l'exposition "Home Delivery : Fabricating the Modern Dwelling" qui propose une relecture in situ du mot "préfabriqué". Si elle explore, au contact des habitations, de nouvelles propositions, elle réconcilie créativité et consommation de masse. Ecologique, bon marché ou, à contrario, hyper technologique, sur mesure et onéreux, le préfabriqué offre aujourd'hui une vaste palette de propositions architecturales, de la plus minimale à la plus ambitieuse...
Par Marie Le Fort - Ideat

lundi 4 août 2008

Le Corbusier

Architecte, urbaniste, designer, peintre et écrivain, Charles-Edouard Jeanneret-Gris, dit Le Corbusier, étudie d'abord l'art avant de voyager en Europe. En 1918, il fonde le purisme, critique du cubisme et retour au dessin rigoureux de l'objet. Ses premières constructions de villas (1922-1929) et des quartiers modernes Frugès (Bordeaux) l'amènent à formuler les 'cinq points' d'une architecture nouvelle : pilotis, toit-jardin, plan libre, fenêtre en longueur et façade libre. Dès 1945, pour résoudre les problèmes de la densification des villes, il préconise l'habitat en hauteur dans la verdure comme 'unité d'habitation' (Marseille, 1945 ; Nantes-Rezé, 1952). Il applique les théories du Modulor en réalisant des constructions dont la forte expressivité plastique est jointe à l'usage du béton (chapelle de Ronchamp ; le Capitole à Chandigarh en Inde). Chef de file du mouvement moderne, il laisse à la postérité de nombreux écrits.
Portrait de l'artiste : Morten Lonvig
Source : Even

Villa Savoye

"Les occupants viennent ici parce que ce paysage rustique s'accorde bien avec la vie à la campagne. Ils contemplent l'ensemble de leur domaine depuis la hauteur de leur jardin suspendu ou depuis les quatre directions de leurs fenêtres en longueur. Leur vie domestique s'inscrit dans un rêve virgilien." Le Corbusier

Du vert à tous les étages

Ginza 7-9-18. Construit dans les années 60, le bâtiment originel a été entièrement transformé par Shigeru Ban. L'architecte japonais a imaginé un mur végétal de 56 mètres de hauteur qui s'élève sur les quatorze niveaux que compte l'édifice. On y trouve les boutiques et bureaux japonais du groupe Swatch. Le dernier niveau baptisé "la cité des temps" accueille expositions et concerts avec une vue imprenable sur la ville.
Texte : M.Q. Idéa
Photo : daylife

dimanche 3 août 2008

Robert Filliou, Eins. Un. One

La pratique du zen trouve une application artistique privilégiée dans les œuvres du groupe Fluxus fondé en 1962 par George Maciunas. Robert Filliou en est adepte, lui qui terminera sa vie dans un monastère tibétain aux Eyzies (Dordogne). La pièce Eins. Un. One (1984) présente une constellation de cinq mille dès de couleurs et de tailles différentes. Les dès se fixent toujours sur le un, comme si le jeu abolissait le hasard en se fondant sur une totalité idéale, celle de l’Un au sens mystique du terme. Filliou mise ici sur le principe à la fois logique et cosmique de l’un et du multiple. La multiplicité n’est pas antinomique d’une recherche de perfection spirituelle.