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lundi 30 juin 2008

L'acte esthétique...

Il poétise le monde, le musicalise et le refaçonne en créant des universels d’imagination. Il le jardine et le paysage, il le sculpte et le peint, il l’architecture et le chorégraphie. Nous sommes tous, à des degrés divers, des « acteurs esthétiques » qui prenons le risque de nous perdre dans l’altérité à laquelle nous nous exposons et construisons à partir d’elle de nouveaux types de « réels », imprégnés de savoir et d’imagination.
D’un même mouvement, l’acte esthétique sauvegarde le monde, crée un lien substantiel entre les hommes et permet d’échapper au double piège du narcissisme et de la mélancolie.

L'auteur : Baldine Saint Girons, professeur de Philosophie des XVIIe et XVIIIe siècles à Paris X-Nanterre, a récemment publié Les Monstres du sublime. Hugo, le génie et la montagne (2005), Le Sublime, de l’antiquité à nos jours (2005), Les Marges de la nuit. Pour une autre histoire de la peinture (2006). L'acte esthétique (2008)

dimanche 29 juin 2008

ZEN

"Comment demeurer immobile ?
En me laissant
porté par le courant."
Lao Tzu

samedi 28 juin 2008

Le sens de l'habiter...

Harpel House par l'architecte John Lautner
Le concept d'architecture,
aussi bien classique que moderne évoque une mise en "ordre".
Cet ordre est considéré comme rationnel, universel et permanent.
On vénère l'architecture ou on la subit.
Elle s'impose.
Elle est.
Texte : Maurice Sauzet - Habiter l'architecture

vendredi 27 juin 2008

Escargot

Certainement c'est parfois une gène d'emporter partout avec soi cette coquille mais ils ne s'en plaignent pas et finalement ils en sont bien contents. Il est précieux, où que l'on se trouve, de pouvoir rentrer chez soi et défier les importuns. Cela valait bien la peine.
Ils bavent d'orgueil de cette faculté, de cette commodité. Comment se peut-il que je sois un être si sensible et si vulnérable, et à la fois si à l'abri des assauts des importuns, si possédant son bonheur et sa tranquillité. D'où ce merveilleux port de tête.
A la fois si collé au sol, si touchant et si lent, si progressif et si capable de me décoller du sol pour rentrer en moi-même et alors après moi le déluge, un coup de pied peut me faire rouler n'importe où. Je suis bien sûr de me rétablir sur pied et de recoller au sol où le sort m'aura relégué et d'y trouver ma pâture : la terre, le plus commun des aliments.
Quel bonheur, quelle joie donc d'être un escargot. Mais cette bave d'orgueil ils en imposent la marque à tout ce qu'ils touchent. Un sillage argenté les suit. Et peut-être les signale au bec des volatiles qui en sont friands. Voila le hic, la question, être ou ne pas être (des vaniteux), le danger.
Seul, évidemment l'escargot est bien seul. Il n'a pas beaucoup d'amis. Mais il n'en a pas besoin pour son bonheur. Il colle si bien à la nature, il en jouit si parfaitement de si près, il est l'ami du sol, des feuilles, et du ciel vers quoi il lève si fièrement la tête, avec ses globes d'yeux si sensibles ; noblesse, lenteur, sagesse, orgueil, vanité, fierté.
Le parti pris des choses, Françis Ponge
Image : ici

jeudi 26 juin 2008

Danser au tour du monde !


http://www.wherethehellismatt.typepad.com/blog/

Envie de Suède...


Ceux qui ont horreur de sortir des sentiers battus se demandent comment on peut rêver de passer un hiver dans le froid, le vent et l'obscurité.
Que peut-on y trouver ? Je n'en sais rien, à moins que ce ne soit : des gens, de la mer, du ciel.
Björn Larsson - Extrait de La Sagesse de la mer

vendredi 20 juin 2008

De la poésie...

"Ce que j'appelle, poésie ce sont des choses où nous nous exaltons nous-mêmes, nous nous transcendons, nous sommes dans un état second qui normalement devrait être le premier, celui que l'on trouve dans l'amour".
Edgar Morin

"La poésie japonaise a pour racine le coeur humain et pour feuilles des milliers de paroles. En ce monde, où les hommes vont sous les occupations les plus touffues, la poésie, c'est de laisser s'exprimer son coeur à travers les choses que l'on voit et que l'on entend."
Ki no Tsurayuki,

De la Marche...

"Je marchais et, tandis que je marchais, il me semblait que le ciel et la terre tout entiers faisaient route avec moi. Toutes les merveilles qui m'entouraient entraient en moi, je fleurissais, riais et résonnais à mon tour comme la corde de l'arc. Et mon âme, comme elle se perdait en ce dimanche, disparaissait en piaillant dans la lumière matinale, pareille à l'alouette"
(lettre au Gréco, Kazantzaki, éd. Pocket)

mercredi 18 juin 2008

Haïku

Ce printemps dans ma cabane
Absolument rien
Absolument tout
Haïku de Kobayashi Issa

lundi 16 juin 2008

Au temple Tung lin, sur le mont Lu, réflexion nocturne

en quête du temple du lotus bleu,
seul je pars, adieu à la ville.
le gel rend le son de la cloche du Tung lin plus clair l'eau du torrent du Tigre rend la lune plus blanche
un parfum céleste s'élève du vide
une musique céleste résonne continûment
assis paisiblement, dans un calme immuable
mille immense mondes révélés au bout d'un cheveu !
dans la clarté je communie avec l'esprit originel,
ma transmigration au cours d'innombrables âges enfin tranchée

Photo/ Eiline : Paris
texte : Zen Poèmes, Moundarren

vendredi 13 juin 2008

Bestiaire chinois - Le chat

Le chat dit du printemps a, quant à lui, une position particulière dans le bestiaire chinois, même s'il est peu connu.

Animal mythique taoïste, il est l'illustration parfaite de la liberté et de l'aisance dans la communication qu'incarne le printemps, ainsi que de la profonde capacité connective du chat avec son environnement.

Dans le grand mouvement de la Nature, le printemps est en effet la saison du mouvement vers l'extérieur, celle de la reconnexion du vivant après le repli de l'hiver. De la même façon, en toutes circonstances, le chat est relié avec la terre, le ciel et l'homme, avec les cinq directions : l'est, l'ouest, le nord, le sud et le centre.

Sophie Faure / Mettez du chat dans votre management
Photo : Eiline - Chat dans la ville

jeudi 12 juin 2008

Instant présent...

Au Japon, la culture stratégique se traduit dans une philosophie de l'action où la subjectivité et le dévouement constituent des valeurs essentielles.

"La philosophie du Hagakuré fait de l'action le moyen le plus efficace d'échapper aux limites du moi pour se plonger dans une unité plus vaste".

L'importance de l'harmonie et de la participation au tout pour ne faire qu'un avec lui, se profile comme le but ultime à réaliser dans les différents do* japonais.

L'esprit de calcul qui fonde le rationalisme européen n'aboutiraient qu'à considérer la mort comme un débit et la vie comme un crédit, alors qu'à l'inverse, la voie du guerrier enseigne la plus intense des concentrations dans tous les instants de la vie sans exception, afin que jamais la vigilance ne soit mise en défaut.

"Dans la philosophie du bouddhisme Zen, la fin est contenue dans les moyens, le but réside dans le chemin". Seul le présent compte, seul le présent existe. Le passé n'est que la conscience présente de ce qui fut, et le futur est contenu en potentiel dans le présent.

C'est pourquoi Jocho Yamamoto recommande de considérer que " maintenant est le moment" et que, toujours, "le moment est maintenant". De ce fait, il n'y a pas de distinction à opérer ou de relativisation à établir entre la qualité d'un instant particulier par rapport à un autre.

L'entraînement, la méditation, tout comme l'acte le plus ordinaire et quotidien, sont égale d'importance. Le réel est une école que l'on affronte sans faux semblants en s'y engageant de tout son être.

L'obstacle, la résistance, l'ennemi, autant que les évolutions et les contraintes de l'environnement, loin d'être occultés ou niés, représentent au contraire une source de perfectionnement, un véritable point d'appui pour la progression et pour l'amélioration constantes. Les entraves, les difficultés et les dysfonctionnements sont reconnus, étudiés et respectés, voire recherchés, car en leur absence, il n'y aurait plus de voie possible.

Tout acteur individuel ou collectif est pleinement responsable des ses échecs et des ses réussites sans que de quelconques excuses ou états d'âmes n'entrent en ligne de compte.

Un esprit de veille permanent découle de cette attitude, et cela se traduit notamment dans une sensibilités exacerbée. Rien de ce qui est perçu n'est négligé...

Extrait / Le réveil du Samouraï - Culture et stratégie japonaise - Pierre Fayard
Do* signifie voie, école de perfectionnement permanent.

mercredi 11 juin 2008

Hirondelles...

En Chine
Comme le rapporte Lie-Tseu, on pensait que les hirondelles disparaissaient à l'automne, au fond de l'eau pour y passer l'hiver, elles s'y transformaient en coquillages, puis redevenaient hirondelles, en accompagnant le mouvement ascendant du soleil. On faisait même correspondre à l'arrivée et au départ des hirondelles, la date exacte des équinoxes. Le jour du retour des hirondelles, était l'occasion de rite de fécondité. Plusieurs légendes rapportent la fécondation merveilleuse de jeunes filles par l'ingestion d'oeuf d'hirondelle, (histoire de Hien-Ti, histoire de la famille Chang dont descendait Confucius). Confucius n'en n'est pas moins si l'on ose dire, le fils de l'hirondelle.
Photo Eiline : 2 Hirondelles dans le ciel de Paris

mardi 10 juin 2008

Cuisine Japonaise...

L'art de la coupe
Les aliments doivent être découpés pour être saisis avec des baguettes. C'est pourquoi la coupe a une importance capitale. Il existe de nombreuses formes de coupe aux noms différents: sengiri (en lanières), wagiri (en rondelles), arare (en dés), hangetsu (en demi-lunes), tanzaku (en baguettes), sainome (en dés), sasagaki (en copeaux), hanagiri (en formes de fleurs). La découpe en hyoshigi (en lamelles) donne des morceaux rectangulaires et épais , réservés aux légumes surtout. Les légumes sont aussi découpés à la main. Pour les carottes râpées par exemple, on découpe des tronçons réguliers de 10 centimètres qu'on pelle finement au couteau en tournant pour obtenir un grand rectangle très fin qu'on débite ensuite en petites lamelles pour obtenir des filaments très fins de tailles différentes. Les coupes à la râpe sont considérées comme bâclées et réservées aux restaurant de nourriture rapide. Ces légumes découpés artisanalement sont la marque d'une nourriture de qualité et du respect qu'on offre aux invités.

Usagi...Tokio Eat...

Usagi - 58 rue de Saintonge - 75003 Paris

Tokio Eat - 13 avenue Wilson - 75116 Paris

Zazie - Zen

lundi 9 juin 2008

Petit bonheur !

Le savon fait preuve d'abord d'une retenue parfaite, quoique plus ou moins discrètement parfumée. Puis, dès qu'on s'occupe de lui, alors je ne dirai pas quel feu bien entendu, mais quel élan magnifique !
Quel enthousiasme extrême dans le don de soi ! Quelle générosité ! Quelle volubilité, presque inépuisable, inimaginable !
L'on peut, d'ailleurs, s'en débarrasser aussitôt, mais cette aventure, cette brève rencontre, vous laisse - voilà qui est sublime - les mains plus pures que vous ne les eûtes jamais.
Françis Ponge, Le savon

Françis Ponge...Poète

Francis Ponge est proche des surréalistes. Il veut rénover la langue et refuse un langage purement instrumental, celui qui consiste à la simple désignation des choses. Il est par ailleurs fasciné par l'aspect visuel et sonore des mots.
Pour lui, les mots sont des choses : son travail consiste à produire des objets de langage qui soient analogiques aux objets du monde réel.
Chez Ponge, le fonctionnement du langage est particulier : le mot n'est pas inséré dans le texte en fonction de son référent mais en fonction des liens graphiques, phonétiques et sémantiques qu'il entretient avec les autres signes. Ponge est un poète artisan...
Francis Ponge (1899-1988), poète français

Savon de Marseille


Des siècles d’histoire contemplent ce grand savon dont la réputation a fait le tour de notre planète. Produit naturel millénaire, ses qualités nettoyantes et sa complète absence de nocivité, le font recommander par les dermatologues.
Naturel : grâce aux matières premières employées pour sa fabrication. Conçu exclusivement avec des huiles végétales selon l’antique procédé de la cuisson au chaudron
Doux : il n'agresse pas la peau, est conseillé pour les peaux délicates et fragiles.Son innocuité pour la santé est largement prouvée.
Emollient: il rétablit le film hydrolipidique et évite le déssèchement
Efficace : les dermatologues ne tarissent pas d'éloges sur son action désinfectante et sur ses propriétés quasi médicinales.
Respectueux de l'environnement : la biodégradabilité est rapide et quasi totale dans le milieu aquatique. De plus, il ne nécessite que très peu d'emballage plastique.
Economique : son coût est dérisoire par rapport à tous les autres produits d'hygiène.
Non testé sur animaux
Sans colorants, ni conservateur .

dimanche 8 juin 2008

Eco-design...

Éco-design, écoconception, design écologique, design durable ou design responsable sont des termes exprimant la même idée, la volonté de concevoir des produits respectant les principes de développement durable. Cela veut dire des produits limitant leurs impacts sur l'environnement, en utilisant mieux et moins de matières premières, en faisant appel à des process de fabrication non polluant, en pensant au cycle de vie du produit (c'est-à-dire toutes les étapes par lesquelles l'objet va passer durant sa vie, de l'extraction des matières premières jusqu'à sa fin de vie (recyclage, réutilisation ou revalorisation). Aujourd'hui à la mode comme le développement durable, l'éco-design est une démarche contemporaine cherchant à revenir aux sources de la création de produit, à savoir la fonction définissant la forme, simplicité et efficacité, dénonçant les abus de la société de consommation et tentant de redonner du sens à la production industrielle.

samedi 7 juin 2008

Un amour naissant inonde le monde de poésie,
un amour qui dure irrigue de poésie la vie quotidienne,
la fin d'un amour nous rejette dans la prose
Yves St-Laurent

vendredi 6 juin 2008

THE MATCHA

L'art de préparer un bol de poudre de jade amère et veloutée, le matcha. Le matcha (抹茶), occasionnellement écrit maccha, est un thé vert en poudre utilisé pour la cérémonie du thé japonaise et comme colorant ou arôme naturel avec des aliments tels que le mochi, les soba, la crème glacée au thé vert et une variété de wagashi (和菓子, des pâtisseries japonaises).
Il semblerait que le thé en poudre fut inventé en Chine durant la dynastie Song (960-1279). La préparation et la consommation de ce thé devint un rituel sous l'influence des bouddhistes Chan, qui le buvaient dans un bol commun en guise de sacrement.
Le bouddhisme Chan (aussi connu sous le nom japonais de zen), et avec lui le thé en poudre, fut importé au Japon en 1191 par le moine Eisai. Le thé en poudre fut par la suite oublié en Chine, tandis qu'il devint populaire au Japon. Au XVIe siècle, le maître de thé Sen no Rikyû formula les principes du chanoyu, la cérémonie du thé japonaise, et indiqua que le matcha était le thé à utiliser dans ce contexte.

Laver à froid...


Les économies d’énergie, c’est partout, tout le temps, y compris dans la machine à laver. Laver son jean à froid, après l’avoir porté trois fois au moins. Tels sont les conseils du Programme des Nations-Unies pour l’environnement. Ca déchire, non ?!
Ca me fait penser que contrairement à ce que l'on imagine, laver à froid -linge, mais aussi vaisselle, évier, sols, ...- est tout aussi efficace qu'un lavage à 40°C, voire plus. D'après l'asso. Consodurable, la température moyenne de lavage en France est aujourd’hui de 44°C.
Lorsqu’une machine à laver fonctionne avec un cycle à 40°C, elle consomme deux fois plus d’énergie qu’à 20°C. Lors d’un cycle à 60°C, le chauffage de l’eau représente 80 % de l’énergie consommée par la machine à laver.
Evidemment, ce type d'argument permet à P&G de nous vendre une lessive spécialement adaptée à l'eau froide. En réalité, une bonne lessive devrait être toute aussi efficace à froid qu'à chaud-bouillant.
De Laure Noualhat

jeudi 5 juin 2008

Crise du milieu de la vie

Attaquée en ses deux extrémités, la maturité adulte se trouve fragilisée en son coeur même. En elle se concentrent toutes les angoisses de l'individu contemporain. Car s'il y a une crise de l'âge adulte, c'est aussi parce que l'âge adulte est devenu lui-même une longue crise. Alors que l'adolescence se vit sur le mode de la révolte, la "crise du milieu de la vie" est la période du désarroi: comment rester un individu après la famille et après les destins rêvés ?
A cet âge, trois évidences existentielles au moins s'estompent : on cesse d'être l'enfant de ses parents, on cesse aussi d'être parent à temps pleins, on cesse de se rêver un avenir professionnel radieux. Si l'on échoue dans ses projets, on déprime parce qu'on a échoué, et si on a réussi, on déprime parce qu'il n'y a plus rien à espérer.
Les grandes raisons de vivre s'effacent. Il ne reste plus qu'à être sois-même, ce qui est loin, bien loin, d'être aisé ou exaltant. Romain Gary raconte cette expérience dans son roman, "Au-delà de cette limite, votre ticket n'est plus valable".
L'auteur achève son texte par ces mots : "je n'ai jamais vu aussi clairement en moi-même qu'en ce moment, où je ne vois plus rien.

Philosophie des âges de la vie
Eric Deschavanne et Pierre-Henri Tavoillot

mercredi 4 juin 2008

Kenzo

Le défilé Kenzo, automne-hiver 2008-2009 est un hommage à l’égérie de la maison, Sayoko Yamaguchi, disparue l’été dernier.
Une collection tissée de motifs et d’influences asiatiques. Les passages se succédent dans un crescendo de couleurs et d’imprimés fleuris.
Les premières silhouettes imposent de maxi volumes en maille dans un camaïeu de gris, blanc et noir. Peu à peu le graphisme est gagné par des broderies florales courant le long des vêtements.
Quelques ceintures de kimono et des manches papillons évoquent l’héritage japonais du maître. Se piquant de bouquets de fleurs colorées, la collection se colore d’orange, de vert anis et de rose pâle. Pour finir dans une exquise déferlante de pétales de roses ...

mardi 3 juin 2008

Droit dans le mur...


Kaboul - Enfant
Qu’est ce que l’empreinte écologique ?
C'est une mesure de la pression qu’exerce l’homme sur la nature. Cet outil évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d’absorption de déchets.
Imaginez que vous êtes un Robinson Crusoé isolé sur une île déserte : quelle devrait être la taille de votre île (terre, lagon et mer accessible compris) pour vous permettre de vivre en autarcie de façon durable et répondre à vos besoins en nourriture, chauffage, matériaux de construction, air pur, eau potable, absorption de déchets ?
Cette surface représente l’empreinte écologique de notre Robinson. On comprend intuitivement que si le mode de vie de notre naufragé exerce une pression trop forte sur son île (s’il fait par exemple des grands feux de camp tous les soirs pour tromper sa solitude), c’est-à-dire si son empreinte écologique est supérieure à la taille de son île, sa survie risque d’être compromise à plus ou moins long terme...
A l’échelle du globe, l’empreinte écologique de l’humanité est une estimation de la superficie terrestre ou marine biologiquement productive nécessaire pour répondre à l’ensemble de nos besoins.
L'empreinte écologique la plus forte du monde est celle des Etats-Unis, dont le citoyen moyen à besoin de 12 hectares pour vivre. L'empreinte la plus faible est celle de l'Afganistant, dont le citoyen moyen n'utilise que 0,4 hectare (soit trente fois moins).
L’empreinte française en 1999 était de 5.2 hectares globaux par personne, ce qui dépassait de 83 % la biocapacité par personne du pays (2,9 hectares).
L’empreinte écologique totale de Paris s’élève ainsi à 12 838 000 hectares globaux, soit 313 fois plus que sa biocapacité. Celle d’un Parisien est quant à elle de 6.0 hectares, supérieure de 16 % à la moyenne nationale...
Pour calculer votre empreinte personnelle : http://www.agir21.org
Quelques chiffres :
Surface disponible : 11,3 milliards d’hectares
Population mondiale : plus de 6,2 milliards d’individus
Résultat : environ 1,8 hectare par personne
Un hectare = 100 m x 100 m (+ ou - 2 terrains de football)

lundi 2 juin 2008

Dans quelle étagère...!

Dans Alice au Pays des Merveilles, de Lewis Carrol, après avoir erré dans un tunnel mystérieux et traversé une étrange forêt, l'héroïne commence prudemment à explorer son environnement. Son voyage la conduit à un carrefour où des panneaux indicateurs sont orientés dans toutes les directions. Très perplexe, elle avise une chenille géante qui fume tranquillement la pipe, assise dans un arbre : "Excusez-moi, Monsieur, voulez-vous me dire quelle route je dois prendre ?" Sagement, la chenille demande : "Où allez-vous ?" Surprise, Alice répond "je n'en sait rien. Dans ce cas, rétorque la chenille, n'importe quelle route fera l'affaire."