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mercredi 30 avril 2008

EKOBO


EKOBO est née de la volonté d’associer design contemporain et savoir-faire artisanal. L’entreprise a choisi le bambou pour des questions esthétiques, écologiques et culturelles. En effet, le bambou pousse très rapidement. Il recycle une grande quantité de gaz carbonique tout en produisant une quantité importante d’oxygène. Ses racines très traçantes, stabilisent les sols et luttent naturellement contre l’érosion. Le bambou pousse autant dans les régions chaudes et humides qu’à 4000m d’altitude, tout seul, sans pesticide ni engrais chimique. Souple et résistant, il soigne, abrite, nourrit, habille, décore, chante et rémunère près de deux milliards de personnes sur terre ; ses pousses se mangent ; ses fibres servent à la fabrication de papier ou à la confection de vêtements ; son tronc est utilisé pour fabriquer une multitude d’objets utilitaires ou de décoration. Le bambou utilisé par EKOBO provient du nord du Vietnam. Pour obtenir des formes tubulaires, le bambou est travaillé brut. Pour les autres objets, les artisans utilisent la technique traditionnelle du lamellé-collé, découpant le tronc en fines lamelles de 40cm, dans le sens de la longueur. Les lamelles sont alors enroulées en spirale et collées grâce à une glu naturelle à base de sève. L’objet ainsi constitué est délicatement poncé et poli. Une sous-couche ou « black coating » est appliquée, lui conférant son aspect lisse et doux. L’objet est alors peint puis verni. Seuls les produits dont l’intérieur est naturel ou noir mat sont utilisables pour les denrées alimentaires.

mardi 29 avril 2008

Shigeru Ban ( 茂坂) - Curtain Wall House


Curtain Wall House...
La maison est ouverte sur l'extérieur et utilise les matériaux contemporains dans de nouvelles interprétations du style traditionnel japonais. Des rideaux sont accrochés sur la façade extérieure entre le deuxième et troisième étage.

En hiver, une série de portes-fenêtres (en combinaison avec le rideau) peut complètement fermer la maison pour l'isolation et la protection de la vie privée.

Cette fine membrane prend la place des shoji et sudare que l’on retrouve dans la maison traditionnelle japonaise.


Shôji (障子) : paroi ou porte constituées de papier washi translucide monté sur une trame en bois.
Sudare (簾) : store en bois ou en bambou
washi (和紙, わし) : papier fabriqué artisanalement au japon depuis 1300 ans.

lundi 28 avril 2008

Charles & Ray Eames


Véritables icônes du Design organique, Charles et Ray Eames ont marqué les années 50 par des créations alliant technologie et esthétisme.

En matière de création, Charles et Ray Eames eurent comme préoccupation majeure la réalisation d’un mobilier de qualité au meilleur prix, dédié au plus grand nombre.
Architectes, designers, décorateurs pour le cinéma, concepteurs de films, metteurs en scène d’expositions, Charles et Ray Eames se marièrent en 1941. Ils travailleront ensemble pendant presque 40 ans.
En 1940, ils remportent avec Eero Saarinen (architecte-designer americano-finlandais, 1910-1961), le concours «Organic Design in Home Furnishings» organisé par le Museum of Modern Art à New York. Six ans plus tard, ce musée consacre sa première rétrospective sur un designer, à Charles Eames.

dimanche 27 avril 2008

Aérien


Aérien...
Diaphane...

Hyalin...
Arachnéen...
Vaporeux...

Evanescent...
Léger...

Ethéré...
Elégant..
Epuré...

samedi 26 avril 2008

vendredi 25 avril 2008

Un bar au poil...à Paris


Le Moumoute Bar est installé au 1er étage de la brasserie Les Grandes Marches. Le cadre tout en fourrure mauve, violette et brune, mais aussi la vue imprenable sur la Bastille font de ce lieu un des endroits branchés et ludiques de la capitale. Des espaces très cosy sont placés contre les grandes fenêtres demie-lune, où l'on est invité à se prélasser dans les coussins sur le sol duveteux. A la carte, une très belle collection de cocktails est proposée mais aussi au rez-de-chausée des plats bistro très tradi. A noter : un brunch jazzy est prévu tous les dimanches, de 12h à 16h.

Le Moumoute Bar

1er étage du restaurant Les Grandes Marches

6, place de la Bastille - Paris -

jeudi 24 avril 2008

Shigeru Ban

Paper House Yamanakako - Japon 1995

Etoile montante de l'architecture, Shigeru Ban réalise d'élégantes structures grâce à des matériaux organiques tels que le carton, le bambou ou le bois composite. Il a œuvré dans les domaines les plus variés, des abris temporaires destinés aux victimes d'un tremblement de terre aux somptueuses villas en bord de mer ou au cœur des villes. Son engagement humanitaire, son recours novateur à des matériaux recyclables et bon marché, ainsi qu'une écriture architecturale poétique lui ont valu une renommée internationale.

Installé depuis 1985 à Tokyo, Shigeru Ban enseigne depuis 1996 à la Nihon University. A la fois architecte, designer, scénographe, Shigeru Ban développe une architecture qui tend à harmoniser les différents rapports architectoniques, spatiaux, sociaux et environnementaux de chacune de ses réalisations.

Les Paper Tube Structure (P.T.S), tubes de carton utilisés comme structure, vont permettre à Shigeru Ban d'évacuer les contraintes et les tensions structurelles au profit d'espaces dynamiques et souples. Shigeru utilise ce matériau pour la création de lieux spécifiques sans rompre avec l'histoire de l'architecture.

mardi 22 avril 2008

Bel-Air


Bel-Air comme vous pouvez le remarquer est un objet plutôt original, rond et aux allures futuristes. Il ressemble à une petite serre.
Celui-ci aspire l’air de votre pièce intérieure et en absorbe les composés toxiques invisibles, grâce aux feuilles de la plantes ainsi que ces racines, puis les rejette purifiés.
Les composés toxiques de votre intérieur proviennent le plus souvent de matériaux, matières plastiques, peinture, détergents ménagers…

A l’intérieur de la boite les plantes utilisées sont sélectionnées pour leurs propriétés filtrantes comme le Gerbera, le Philodendron, le Pothos, le Chlorophytum etc…
C’est le designer français
Mathieu Lehanneur, avec la collaboration de David Edwards qui en a eu l’idée. Une idée inspirée de la Nasa qui avait fait des études sur les plantes lors de voyages d’astronautes dans le début des années 80.

Paper softwall by Molodesing





Le paper softwall met un bon coup de vieux au paravent classique. En effet, il permet de faire des séparations de pièces tout en laissant passer la lumière grâce à l’utilisation de papier comme matière première.

lundi 21 avril 2008

Wabi-Sabi





Le wabi-sabi (侘寂) est une expression japonaise désignant un concept esthétique, ou une disposition spirituelle, dérivé de principes bouddhistes zen, ainsi que du taoïsme.

Le wabi-sabi relie deux principes :
Wabi
: solitude, simplicité, mélancolie, nature, tristesse, dissymétrie...
Sabi : l'altération par le temps, la décrépitude des choses vieillissantes.

Éthique qui apparaît au XIIe siècle, elle prône le retour à une simplicité, une sobriété paisible pouvant influencer positivement l'existence, où l'on peut reconnaître et ressentir la beauté des choses imparfaites, éphémères et modestes.

"En attendant, dégustons une tasse de thé.
La lumière de l'après-midi éclaire les bambous, les fontaines babillent délicieusement, le soupir des pins murmure dans notre bouilloire.
Rêvons de l'éphémère et laissons-nous errer dans la belle folie des choses."
OKAKURA Kazuko


"Le wabi c'est le raffinement dans la simplicité, l'élégance rustique, la noblesse sans sophistication, la beauté réduite ou plutôt ramenée à sa simplicité essentielle. Une simple fleur parfaitement disposée dans un vase discret peut l'exprimer. "
Alain Delaye

Outre les idées de simplicité, de pureté et de sobriété, le Wabi-Sabi prône l'harmonie avec la nature, la beauté ne se situant pas dans une artificialité sans défaut, mais dans la spontanéité et l'absence de prétention de l'imperfection naturelle.

Jean Marie Drouet - Peintre



Ce que je cherche vraiment à peindre c’est le calme, ce silence nécessaire pour apprécier la beauté de l’instant.Je crois en fait que le bruit comme la vitesse ne m’intéressent pas ».

Ses nombreux croquis enrichis de ses recherches photographiques ont naturellement donné naissance à des toiles pleines de vie et de lumière. Construites autour d’une composition rigoureuse ses huiles sur toiles évoquent avant tout beaucoup de calme. Le trait et le dessin sont au centre de tout son travail.

Particulièrement sensible aux scènes de vie baignant dans une lumière éblouissante, les personnages constituent ses sujets préférés tout en gardant une véritable fascination pour les forts contrastes et l’épuration des décors.


Ses sujets tirés du quotidien s’enrichissent d’imprécisions, de ratures, de repentir pour faire naître une douce sérénité, cette plénitude de l’instant qui a le pouvoir de suspendre le temps.

La Sibman Gallery expose les toiles de JM Drouet
du 8 au 31 décembre 2008 - 28 place des Vosges, Paris 3e.

dimanche 20 avril 2008

Kimono Tchi-Tchi & Martin Wedding

Kimono



Depuis le XVIIe siècle, le kimono désigne le vêtement traditionnel japonais composé d'une longue robe ouverte dont le côté gauche se rabat sur le côté droit fermé par une ceinture appelée "obi". Le "obi"est une ceinture de soie, pouvant atteindre 4 mètre de long, qui se noue, serrée dans le dos. La forme du noeud varie selon les saisons et les occasions.

Le kimono est taillé dans une seule pièce de tissu de 11 mètres de long sur 36 centimètre de large. Il est compose de 8 morceaux rectangulaires assemblés entre eux avec des coutures droites.

Le Kimono est entre autre aujourd'hui utilisé pour les cérémonies et autres événements importants de la vie, les couleurs et motifs variants suivant le sexe, les saisons et les circonstances.

samedi 19 avril 2008

Tancho - Grue du Japon - symbole de paix



La grue est un animal important pour le Japon car elle symbolise la longévité et la fidélité. La tradition veut que quiconque plie mille grues de papier voit son voeu exaucer.

La grue d'origami est devenue un symbole de paix en raison de cette légende, et d'une jeune fille japonaise appelée Sadako Sasaki.

Sadako a été exposé, enfant, au rayonnement du bombardement atomique d'Hiroshima.
Elle devint un "hibkusha", une survivante de la bombe. Entendant la légende, elle décida de plier 1000 grues pour guérir. Elle mourut de leucémie en 1955 à l'âge de 12 ans après avoir plié 644 grues. Ses compagnons de classe plièrent le nombre restant et Sadako fut enterrée avec la guirlande de 1000 grues.

Une statue représentant Sadako existe dans le parc de la paix d'Hiroshima. Chaque année, le 6 août, la statut est ornée de milliers de guirlandes de mille grues d'origami.


J'écrirai la paix sur vos ailes
et vous volerez autour du monde
de sorte que les enfants ne meurent plus de cette façon
Poème de Sadako Sasaki


Pour envoyer vos origamis
Park of the peace
6-34 Kokutaiji-Machi
1 chome Naka-ku
Hiroshima 730
Japan


Photographie Tancho : http://www.vincentmunier.com/
photographies Grues du japon : agence Colibri

Le Retour Des Grues

vendredi 18 avril 2008

Haïku : l'art de saisir l'instant présent



Pour apprendre à se poser et à goûter le flux de la vie, le Japon nous a déjà offert le zen, l'ikebana ou la calligraphie. Le haïku est une forme poétique très codifiée, à forte composante symbolique, et dont la paternité est attribuée à Bashö (1644-1694).
Le haïku tire son origine du tanka, terme de poésie traditionnelle japonaise. Il s'agit d'un poème extrêmement bref visant à dire l'évanescence des choses. Encore appelé haïkaï (ou hokku sont nom d'origine), ce poème comporte traditionnellement 17 mores écrits verticalement.

Selon le poète japonais Matsuo Bashô (1644-1694) la pratique du haïku favorise 4 grandes qualités :
Sabi : la simplicité et la conscience du temps qui passe et qui altère les choses et les êtres.
Shôri : la capacité à suggérer l'amour des choses humbles
Hosomi : la découverte de la beauté du quotidien
Karumi : l'humour qui allège la gravité des choses...

Haïku
Le dîner terminé
dans le bol
un grain
Jim Norton

Un haïku
bien rond
comme une larme

Elle bêche
ses chats en sphinx
autour d'elle
Clod'ania

jeudi 17 avril 2008

L'effet papillon"




Au début des années 1960, Edward Lorenz météorlogiste américain, alors qu'il s'interroge sur la difficulté de prédire avec précision l'évolution de la météo, abouti à la théorie dite "du chaos", qui a révolutionné la science bien au-delà de son champ de recherche.

Depuis les travaux de Newton, on pensait pouvoir prédire avec précision l'évolution d'un système donné en connaissant ses conditions initiales et les forces qui s'y appliquent. Edward Lorenz a prouvé que de toutes petites variations entre deux situations initiales pouvaient engendrer, au bout d'un certain temps, des situations finales très éloignées. Au XIXe siècle, le mathématicien français Henri Poincaré l'avait pressenti, mais avait été incapable de le démontrer, faute de calculateurs capables de réaliser des millions, voire des milliards d'opérations.

En 1972, Lorenz publie un article scientifique au titre saugrenu : "Prévisibilité, le battement d'aile d'un papillon au Mexique peut-il provoquer une tornade au Texas ?" Cette publication est restée célèbre sous le nom "d'effet papillon". Ces découvertes on eu des implications dans la plupart des domaines scientifiques.

De nombreux scientifiques ont vu dans les travaux de Lorenz, la troisième révolution scientifique du XXe siècle après celle de la relativité et de la mécanique quantique.

Edward Lorenz est décédé aujourd'hui, mercredi 16 avril à Cambridge.

mardi 15 avril 2008

Ruines



Décombres, éboulement, effondrement.
La ruine, c'est ce qui tombe, mais c'est aussi ce qui reste : lent processus de chute et résultat de cette destruction.
Elle demeure : lambeau d'un autre temps, pierres d'un autre âge, percée d'une autre époque dans le présent nostalgique.

La ruine est fragile, débris qui sans cesse se fragilise, continue de se désintégrer comme une dentelle de papier se déchirant petit à petit., la ruine dit la fragilité de tout.

La ruine en effet rend sensible à l'esprit méditatif, le passage, le devenir, le processus.

Elle n'est pas seulement un objet qui reste mais un véritable discours.

Haïku




Ce matin
Le cerisier sous la neige
Un rouge gorge sur ma fenêtre


Auteur : M. C.


lundi 14 avril 2008

Poème zen


Au temple Ch'ung yi

La longue galerie est comme lavée de la poussière et du bruit
Un mur peint à la chaux blanche entoure la bâtisse des moines aux tuiles vernissées
Je fredonne un poème que je viens de composer
Le vent du soir sème la confusion parmi les bananiers

Images du Japon





samedi 12 avril 2008

Hanami - Cerisier du Japon



Carte du front de floraison des cerisiers au Japon
sakura zensen


La fleur de cerisier est, dans le bouddhisme, le symbole de l'impermanence de toute chose. Elle est devenue l'emblème des samourai, dont la vie était "aussi éphémère que la floraison des cerisiers".

Le Hanami (littéralement "regarder les fleurs") est la coutume traditionnelle japonaise d'apprécier la beauté des fleurs, principalement les fleurs de cerisier (sakura). A partir de fin mars ou début avril, les sakura entrent en pleine floraison partout dans le Japon.

La pratique du hanami est vieille de plusieurs siècles. On considère que la coutume aurait commencé durant la période Nara (710-784) à l'époque où la dynastie chinoise Tang a fortement influencé le Japon. Les sakura étaient à l'origine employés comme annonciateur de la saison de plantation du riz.

Durant la période de floraison des cerisiers, les Japonais partent pique-niquer en famille ou entre amis sous ces arbres. Les moments les plus appréciés sont l'apparition des premières fleurs (kaika) que guettent les photographes et la période de pic de floraison (mankai).

Lors des émissions de météo à la télévision, la progression de l'éclosion est représentée. Cette ligne de front (sakura zensen) permet de connaître le moment où les cerisiers éclosent. Elle part de Okinnawa (au sud) et remonte jusqu'à Hokkaido en l'espace d'un mois.

vendredi 11 avril 2008

Tao


Le Tao désigne l'événement suivant : quelqu'un marche sur un chemin, un pas après l'autre, dans la pleine intelligence du regard qui contemple. Le Tao signifie à la fois chemin, voie, loi et principe de l'univers. Pour les célèbres sages et philosophes taoïstes Lao Tzu et Chuang Tzu (4ème s.av.), il signifie la manière d'être, d'agir et de penser la vie et le monde selon l'harmonie spontanée et organique, immanente, de la nature. Il est à la fois le cours des choses et l'énergie primordiale au coeur du cours des choses.
Dans le Tao, seul importe, l'éveil à l'identité de notre nature véritable, originelle, et de l'univers, l'expérience de l'identité du monde phénoménal et de l'absolu, la saisie de la réalité ultime et de l'évidence primordiale, qui s'accompagne d'une intense sensation de liberté et de compassion envers le monde, d'un accord parfait avec le cours des choses. A travers nous l'univers se contemple, se réfléchit. Réfléchir c'est refléter le monde.

jeudi 10 avril 2008

mardi 8 avril 2008

calligraphie zen-Inès Igelnick

Calligraphie - Chine -

Maître Huang Yuan
"C'est l'éclat spirituel qui doit générer l'oeuvre, la pensée ne doit pas l'emporter sur le naturel de l'ensemble. C'est l'unité qui emporte. Partez toujours d'une intuition poétique et essayez d'exprimer la substance des choses, tel est le principe constant.
On enrichit sa peinture en vivant pleinement l'humeur du jour. Le peintre ne copie pas la nature, mais elle est sa révélation première. Il en restitue les traits, les états, l'ossature. Un brin d'herbe est source de connaissance. Il apprend la ligne drue, coupante, dense. La danse de l'oiseau en vol indique comment se déployer, prendre de l'élan, piquer vers le sol."

Le beau en peinture chinoise, c'est le trait animé par la vie, quand il atteint le sublime du naturel

dimanche 6 avril 2008

Fabienne Verdier - Artiste



"Un bol de riz, une feuille qui tombe, une bourasque qui passe: tout est enseignement à partir du moment où le coeur est réceptif". Fabienne Verdier


Fabienne Verdier est une artiste rare. Ayant suivi en Chine , pendant 10 ans, l'enseignement d'un maître calligraphe, elle construit une oeuvre innovante, radicalement contemporaine, inscrite dans l'héritage du geste pictural chinois. La singularité de Fabienne Verdier consiste à mettre en oeuvre des processus de création ancestraux (le souffle, l'influx, la maîtrise du spontané) mais sur des toiles de grandes dimensions, avec des techniques modernes et une utilisation audacieuse de la couleur.

Fabienne Verdier est peintre, passionnée de calligraphie chinoise. Son parcours d'artiste est exceptionnel, elle vécu 10 ans au Sichuan, dans la chine communiste des années 1980, pour s'initier à l'art pictural et calligraphique traditionnel dévasté par la Révolution culturelle. 15 ans après avoir quitté la chine, l'héritière des derniers maîtres de la calligraphie continue sa quête de la beauté entre exigence et méditation à la croisée des cultures.

Elle nous fais partager dans ses oeuvres sa passion pour la calligraphie et sa détermination à suivre un enseignement ascétique auprès des plus grands maîtres pour s'imprégner de la pensée chinoise et acquérir la culture intérieure indispensable à un art authentique.

"Le trait est une entité vivante à lui seul, il a une ossature, une chair, une énergie vitale; c'est une créature de la nature comme le reste. Il faut saisir les mille et une variations que l'on peut offrir dans un unique trait".


A lire : Passagère du silence - dix ans d'initiation en Chine- Fabienne Verdier